( 19 novembre, 2008 )

Hymne à la femme

Mesdames, Mesdemoiselles.Cette chronique vous est entièrement dédiée. Aujourd’hui, je vais vous rendre justice, je vais rentre à Cléopâtre ce qui appartient à Cléopâtre. Je vais me faire porte parole de vos compagnons passés, présents et futurs. Je vais vous dire ce que vous avez toujours voulu entendre au fond de vos cœurs, je vais vous dire tout ces mots que tant d’hommes n’ont pas su vous dire et certainement ne sauront jamais le faire. Je vais prêter mes mots à toutes ces romances dont vous étiez les seules à vivre et à décrire. Je vais me faire la voix des hommes qui n’ont jamais su vous exprimer leurs sentiments les plus sincères non pas par bêtise masculine ou par manque de tact mais simplement parce qu’ils ne sont que de pauvres hommes ignares de la chance de vous avoir à leur cotés. 

Mesdames, mesdemoiselles, je vous adresse par la présente, la lettre d’amour que vous méritiez depuis longtemps. Trop de jours, de mois, d’années, de décennies et de siècles se sont écoulés sans que vous ne sachiez à quel point nous les hommes avons besoin de vous. Aujourd’hui plus que jamais, dans un monde si dénué d’amour, de chaleur, de tendresse, de douceur, de lumière et de romantisme, vous être notre soutien le plus ferme et le plus essentiel, pourquoi taire et faire taire ce don des cieux que vous êtes pour nous les hommes.

Au nom de tous les hommes mesdames et mesdemoiselles, je vous dis merci d’exister, merci d’émerveiller nos vies jour après jour, ne demandant en retour qu’un amour légitime digne de la confiance que vous placez en nous. Je vous dis merci d’être toujours présentes dans nos moments de faiblesses et nos moments de peines. Merci de nous prêter vos doigts pour effacer nos larmes, d’être nos yeux quand nous ne pouvons voir, nos oreilles quand nous n’entendons plus raison, nos yeux quand nous nous refusons de voir, merci pour  votre peau quand nous avons froid et vos corps quand nous avons besoin d’amour. Sans vous les femmes, nous ne serions pas de ce monde, de l’utérus de nos mères au vagin de nos compagnes, votre corps est notre temple où nous demandons toujours asile.

Vous chères compagnes, vous chères âmes faites sœurs, embellissez nos  vies comme un bouquet de roses rouges fraichement cueillies aux aurores d’une belle journée de printemps. Vous qui nous accompagnez soirs après soirs dans nos draps, dans nos lits, dans nos rêves, n’imaginez pas un instant l’effet bienfaisant que vous exercez sur nos vies. De nos vies, vous êtes la meilleure amie, la meilleure confidente, la meilleure amante, la meilleure compagne et le meilleur destin. Pour devenir un grand homme, nous avons toujours besoin d’une illustre femme.

Je sais pertinemment qui nombre d’entre vous sont battues, délaissées, abandonnées trompées par de sombres canailles, des crétins sans fois ni loi et pour cela, je vous demande pardon. Pardon pour tous ceux qui n’ont jamais su vous aimer comme vous le méritez. Pardon pour tous ces hommes qui ont spolié le sexe masculin en vous contraignant aux sévices  les plus abjectes. Pardon pour tous ceux qui n’ont jamais su dire « je t’aime » et pardon pour tous ceux qui n’ont jamais compris l’importance de l’amour et la chaleur de vos bras.

Mesdames, mesdemoiselles, peu importe votre physique, peu importe votre âge, peu importe vos origines et peu importe votre langage, vos caresses sont les mêmes. Sous elles, tout fauve se fait chaton, tout loup se fait chiot et tout barbare se fait nourrisson.  Nous les hommes, sommes heureux que vous fassiez partie de nos vies, votre présence nous est primordiale, vous mères, sœurs, épouses, amantes, concubines, amies, parentes et correspondantes.

Mesdames, mesdemoiselles, sachez que derrière chaque homme se cache un enfant que seul votre amour peut faire grandir. Sachez que vos moindres sourires peuvent changer la vie d’un homme du tout au tout. Sachez que votre parfum est plus envoutant que le plus fort de tous les charmes. Votre silhouette seulement suffit à émoustiller tous nos sens, vos regards sont meurtriers et votre bouche, sertie de couleurs des plus attirantes, nous captivent nous pauvres hommes comme des abeilles imbues d’elles même.  Vos lèvres, sans même que vous ne vous en rendiez compte, nous parlent et nous séduisent, votre peau semblable à celle de la pêche nous rassure et nous fait découvrir des contrées jusque là inexplorées et encore sauvages où les monts, les forêts et les abris de pandore se cachent sous les voiles de la pudeur.

Mesdames, mesdemoiselles, encore une fois, merci d’exister, merci d’être vous, merci d’être pour nous, ces êtres si indispensables, ces âmes câlines que la vie dépose sur notre route, compagnes du hasard dans le malheur et dans le bonheur, fidèles à vous-même, fières et indomptables. Femmes d’un jour, femmes de…

Damien Ng                

1 Commentaire à “ Hymne à la femme ” »

  1. Stephane dit :

    T’as une belle plume… tu sais de qui tenir!!

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