( 15 juillet, 2007 )

Du pain et des jeux

Hier, le 14 juillet, jour de la fête nationale française, j’ai été interpelé par un évènement des plus étrange et des plus sordide qui puisse exister dans notre civilisation contemporaine. En effet, je me suis apperçu que de nos jours, les moeurs de l’humanité n’ont pas changés et ce depuis l’époque « gréco-romaine » (1653 av jc – 463 ap jc ) en matière de divertissement et de salut public.
« Le pain et les jeux » ont toujours portés leurs fruits en matière de réussites politiques. « Donnez leur ce qu’ils veulent et je ferai selon mon gré » disait Caius Octave en parlant des Huns. Aujourd’hui, le meme cliché est récopié. Les personnes changent mais les principes restent. 

        Ainsi le jour de la fete nationale française, sensée symboliser l’égalité pour tous, la liberté de tout un chacun et la fraternité des citoyens, l’impulsion politique à crée une situation de gavage des foules par un produit sùr mais certes avarié.

Le divertissement public, récompense fondamentale dispensée par le vainceur d’une joute politique nouvellement terminée, a été lors de ce 14 juillet 2007 intronisé par un second concert come back de Michel Polnareff, chanteur à succès des années 60-70. Ce concert, servi par Monsieur Sarkozy sur un plateau taillé comme le Champ de Mars et respirant la sueur de plus de neuf cent cinquante mille ames, peut etre considéré comme un vrai flop, une vrai catastrophe. Michel Polnareff aujourd’hui agé d’une soixantaine d’années, est apparu sur scène avec un lard bien pendant par dessus sa ceinture, une chevelure blonde trop délavée taillée en touffe jardinière et surtout surtout des habits de « country boy » bleu ciel (jeans et chemise texanne) heureusement qu’il chantait pour une énième fois ses memes chansons réchauffées et pourtait pour le meme nombre de fois ses memes lunettes blanches d’antan… sinon on ne l’aurait certes pas reconnu… çaurai été problematique.

Plus sérieusement, ne tombons pas dans des critiques inutiles, nous savons tous que l’age et l’inertie affectent grandement l’image et les capacité de tout individu, mais là, dans ce cas précis, on est en droit de se demander comment un état, un pays, une nation, la 5eme puissance mondiale se permet de laisser l’animation du concert de la fete Nationale entre les mains d’un vieux chicot de ce genre. Tout le charme de ce chanteur était de rester mystérieux, abstrait, mi pourpre/mi feutré, mais là, avec un come back aussi boiteux,le pauvre Michel à perdu toute crédibilité, en arborant un ramage  »weird » comme le dirait ses nouveaux compatriotes et une voix terne, le pauvre vieux à fait dans la meilleure de ses capacités actuelles, pour ainsi dire… le néant le plus absolu.

En parlant de « ses compatriotes », force est de constater que Michel Polnareff a vécu un exil volontaire de plus d’une trentaine d’années aux Etats Unis, rendez vous compte!!! Ce merveilleux blondinet à bel et bien abandonné sa patrie pendant trois décennies entières. Des générations ont eues le temps de naitre et de grandir pendant tout ce temps. Après ces trente années de désertion, voila notre bonhomme de retour en france pour une série de Bercys en mars 2007 et suite à cela, le voici acclamé comme le fut le général de Gaulle le 14 juillet 67… sur le meme champ de Mars. La différence. … De Gaulle à résidé en france, payait ses impots comme tout un chacun, avait des lunettes mais uniquement parcequ’il ne voyait pas bien et à aussi été le seul des 2 à avoir le bon sense et la jujotte de chanter l’Hyme National le jour de la Fete Nationale.

Alors n’est-ce pas le cliché type de pains et de jeux donnés en pature à un peuple avide de plaisir futile et sans aucun sense logique dans aucun contexte particulier. Au pays de Pasteur et de Descates les règles de la logique suivent une courbe décroissante, les priorités se perdent et les valeurs se fanent.

Du pain et des jeux pour contenter ce peuple insatiable qui ne se nourri que de reves et de paillettes, oubliant que le 14 juillet d’il ya pres de 3 siècles, des hommes furent décapités, emprisonnés, empalés, mis en exile pour qu’aujourd’hui, un michel polnareff ridé comme un mouchoir froissé pousse la chansonette de sa voix endormie sur l’une des plus belles place du monde devant un des plus grands publics jamais rassemblé.

Du pain et des jeux dans Chroniques clear
                                                                                                                              Damien Ng

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